
Construit sur l’ancien tribunal d’instance de Pontoise, l’actuel Palais de Justice est le plus important de la région parisienne après Paris. Ce grand édifice réunit sur un même site quatre tribunaux : celui de grande instance, d’instance, de commerce et des prud’hommes. La forme particulière du terrain, deux trapèzes réunis par leurs plus petits cotés, constitue l’un des enjeux du bâtiment. Jouant sur cette particularité, Henri Ciriani dont le projet a été sélectionné parmi sept autres a organisé le Palais de Justice autour de ce point. Cet architecte reconnu a souhaité, grâce à l’architecture, développer sa propre vision de la justice et en offrir ainsi une image différente, plus hospitalière : un Palais de Justice qui soit un lieu où le justiciable ne se sent pas condamné avant d’avoir été jugé.
Établir une ambiance intérieure sobre et élégante
Pour obtenir cette atmosphère hospitalière, Henri Ciriani s’est employé à dépouiller le bâtiment, à épurer les lignes et à rendre l’ensemble lumineux. Cette lumière traverse les grandes baies et caresse autant le béton brut que les pierres : la thala tunisienne et le comblanchien bourguignon. Chaque pièce s’ouvre ici à la lumière, livrant un combat permanent avec l’obscur. La salle des pas perdus témoigne de cette lutte : l’espace lumineux, sobre et élégant se fait serein et la justice devient alors protectrice. Quant au mobilier aux lignes épurées, sa couleur sombre contraste avec les lieux ouverts. Les accoudoirs, les écritoires, les stèles et les bancs deviennent des points de rassemblement. Dans les salles d’audience, trois ensembles (prétoire - meuble-huissier - meubles-détenus-avocats-publics) s’articulent autour de formes géométriques simples. Le mobilier pratique dépasse sa fonctionnalité pour rejoindre l’esprit du bâtiment. L’architecte a choisi des essences nobles : le bois de rose au veinage rouge et jaune qu’encadre le noir profond de l’ébène. L’inox en plat assure résistance et pérennité.
Trouver la solution appropriée
Le seul bémol à la réussite du projet a été de respecter le cahier des charges originel de l’architecte. Henri Ciriani avait choisi de réaliser l’ensemble du mobilier en bois de rose. Cette essence de grande qualité acceptée au lancement de la construction dépassait les budgets après sa réévaluation. Aussi, la société Duriez Agencement a-t-elle proposé des échantillons de bois, réalisé des essais de teinte et élaboré des maquettes. L’objectif était de trouver le grain, la teinte et les reflets rougeoyants du bois de rose avec des matériaux moins onéreux mais tout aussi performants. Des rencontres entre l’architecte et les équipes de Duriez Agencement ont été organisées dans les ateliers. Plus d’une dizaine d’applications ont ainsi été préparées. Les propositions évaluées observaient toujours les exigences de l’architecte.
Après s’être mis d’accord sur le matériau approprié, Duriez Agencement a fabriqué les mobiliers et les a assemblés dans ses ateliers à Avelin. Chaque pièce a été emballée avec soin et transportée jusqu’à Pontoise. Il ne restait plus aux poseurs qu’à installer le mobilier dans les emplacements réservés à cet effet.
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Phase 1 :
Mobilier
Lambris
Cloisons
Ensemble réalisé en médium et bois massif teinté vernis
Phase 2 :
Panneaux muraux en médium, cloisons
Podiums, tablettes, bancs
Mobilier en panneaux multiplis contreplaqués, non alaisés avec finition par placage en médium
Portes, mains courantes